Le semi-marathon de Cyrano – 06/10/2013 – Bergerac

image_495Le dimanche 6 octobre 2013 avait lieu la septième édition du semi-marathon de Cyrano à Bergerac.

Le semi, couplé avec les Foulées de Roxane (6,5 km), a totalisé près de 490 participants, un chiffre stable par rapport aux éditions précédentes.

Cette manifestation, organisée par l’US Bergerac Athlétisme est désormais bien installée, le premier dimanche d’octobre, dans le calendrier des compétitions hors stade du département.

Le choix de cette date est relativement pertinent pour les compétiteurs qui préparent un marathon d’automne car elle peut éventuellement être intégrée, avec profit, au plan de préparation d’un marathon.

La course a perdu son label FFA cette année et le parcours a été revu afin d’éviter les artères du quartier de la gare ainsi que la route nationale 21, dans le but de ne pas trop perturber la circulation routière, mais il emprunte toujours le vieux Bergerac et les rives de la Dordogne.

Le mesurage du parcours reste cependant homologué par la Fédération ce qui confère un gage de sérieux à la course.

Sur le semi c’est Patrick Héritier (V2 – TULLE AC) qui l’emporte – et qui gagne au passage son poids en vin – avec un chrono de 1h15’02, suivi dans la même minute par Gaëtan FETAUD  (ES – TEAM 12) et par Alexandre HUNO  (SE – SATUC).

Le site de l’organisateur

Le compte-rendu de course de Cédric :

Le semi de Cyrano est une course un peu particulière pour moi dans la mesure où elle représente un peu le point de départ “ sérieux ” de mon aventure en course à pied, qui a démarré il y a un peu plus de deux ans.

C’est la troisième édition d’affilée à laquelle je participe, ce qui permet, malgré les quelques modifications du parcours, d’opérer des comparaisons et de mesurer les progrès accomplis.

J’avais réalisé 1h33’28 en 2011 et 1h25’16 en 2012, l’objectif pour moi cette année était de passer sous la barre des 1h24′, soit une allure facile à mémoriser de 4’00 au km (15 km/h).

Les conditions météo sont bonnes, la forme semble être au rendez-vous. Malgré ma préparation en cours pour le marathon de Toulouse prévu en fin de mois, j’ai essayé d’intégrer une préparation spécifique pour ce semi en réalisant plusieurs séances de seuil sur des distances comprises entre 15 et 18 km à une allure supérieure ou égale à l’allure cible du semi.

Arrivé juste à l’heure, après un échauffement sommaire, je rejoins l’arche du départ où j’essaye de me positionner plutôt vers l’avant, en l’absence de sas, afin d’éviter la cohue des premiers hectomètres.

C’est peine perdue, quelques instants avant le départ les coureurs finissent de se masser sur la ligne et nous sommes complètement agglutinés.

DSC07359 (Copier)Ca y est, la course est lancée et je m’extrais très vite en slalomant entre les coureurs partis devant moi. Le premier kilomètre est avalé en 3’36 et pourtant je n’ai pas l’impression d’être parti vite. Les premiers du semi ne sont déjà plus en ligne de mire. Le deuxième km est effacé à peine moins vite que le premier et déjà je commence à me dire qu’il va falloir que je me calme sous peine de subir une grosse baisse de régime sur la deuxième partie du parcours et de finir à l’agonie.

Je maîtrise donc légèrement mon ardeur et, un peu plus loin, un coureur qui vaut à un peu moins que le chrono que j’ambitionne me dépasse. J’accuse un peu le coup mais je ne m’affole pas et c’est au train que je recolle ce coureur puis le redépasse sans avoir réellement accéléré.

Les kilomètres suivants sont parcourus à une allure régulière supérieure à l’allure cible. Les positions se stabilisent et je passe le 10ème km, en avance sur mes prévisions, avec un chrono proche des 38′. Je relève au passage que le balisage kilométrique est complètement décalé par rapport aux indications de ma Garmin.

Je me détache du coureur qui m’accompagnait depuis plusieurs kilomètres, sur cette portion plate et roulante du parcours. Peu de coureurs en vue dans ces longues lignes droites. Je suis toujours bien et régulier.

Alors que nous approchons du centre historique de Bergerac je dépasse à nouveau un concurrent. Cette partie du parcours n’est pas la plus rapide, j’essaye de me concentrer sur mon allure tout en conservant suffisamment d’énergie pour aborder le final qui repasse par les rives de la Dordogne. Le cap du 15ème km est passé à ce niveau en moins de 58’, encore en avance sur mes prévisions.

A ce moment de la course, je suis encore assez frais et je me dis que c’est le moment où jamais de lâcher les dernières forces. Au sommet d’une petite bosse j’aperçois un coureur avec un maillot rayé, facilement remarquable, qui m’avait doublé en début de course. Ca me remotive et je presse l’allure. A la faveur du faux plat descendant que nous abordons je le dépasse alors qu’il semble un peu dépité.

Nous quittons les rives de la Dordogne par une épingle et un nouveau faux plat montant qui casse un peu les jambes. Je remarque que j’ai déjà creusé un écart sur mon poursuivant, personne devant, pas un spectateur et là, après cette difficulté, j’arrive derrière un stade et sans me poser de question je file tout droit et me retrouve presque coincé dans un passage qui me semble bien étriqué. Je suis un peu interloqué mais, à la jonction de la route qui suit immédiatement, je constate qu’un baliseur est présent sur la droite un peu en contrebas puis un autre sur la gauche en direction de ce que je pense être l’arrivée. Je repars donc par la gauche après cette déconvenue, ne sachant pas trop quoi penser, après m’être assuré auprès du baliseur que je suis bien sur le bon parcours.

J’achève ce semi sans fléchir, toujours sur un rythme supérieur à ma prévision. Contrairement aux éditions précédentes, je constate avec surprise que cette année nous ne faisons pas le tour de la place où se situe le lieu de départ et d’arrivée de la course et me voilà déjà, seul, dans la ligne droite finale.

Un coup d’œil sur ma montre et je constate qu’elle affiche une distance cumulée de « seulement » 20,96 km pour un chrono de 1h20’43 ! Je reprends un peu mes esprits et quelques instants plus tard le concurrent que j’ai déposé sur la portion finale m’interpelle et m’indique que j’ai commis semble-t-il une erreur de parcours !

C’est donc sur un sentiment mitigé qui balance entre la satisfaction d’avoir réalisé une bonne course et la déception de n’avoir pas couvert la totalité du parcours officiel que j’attends mon frère. Après vérification, il est désormais acquis que mon raccourci m’a fait gagner environ 200 mètres et ma performance doit être corrigée pour en tenir compte. Toutefois, l’honneur reste sauf dans la mesure où cette erreur, bien involontaire, ne m’a pas permis d’accéder au podium ni de dépasser un concurrent. Mon poursuivant finit à 2’15 derrière moi et je doute que, même sans ce fait de course, il ait pu me reprendre.

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