Le marathon de Toulouse – 27/10/2013

Le 7ème marathon international de Toulouse s’est déroulé le dimanche 27/10/2013 avec près de 6000 coureurs répartis sur les trois épreuves : marathon, relais et handisport. Le marathon servait cette année de support au championnat de France, ce qui a sans doute permis de donner un intérêt supplémentaire à la course qui a battu tous les records de participation.

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SAMSUNGAprès y avoir couru en 2013 leur premier marathon en réalisant un temps sous les 3h15′, les deux frangins avaient décidé de renouveler l’aventure avec pour objectif d’améliorer leurs marques respectives sur la distance, à la faveur d’un parcours jugé plutôt roulant. Petit retour sur cette course avec le récit de Cédric :

Ce marathon venait clôturer, pour moi, mon programme 2013 de courses longues sur route, après le marathon de Montauban et Coulon et les 50 km de Belvès courus en début d’année.

SAMSUNGMa préparation d’environ huit semaines, au cours de laquelle j’avais intégré le semi-marathon de Bergerac, s’était bien déroulée, sans blessure et quasiment selon le programme que j’avais prévu. L’objectif logique visé était donc l’amélioration de mon meilleur chrono sur la distance – 2h58’36 – réalisé à Coulon en juin dernier.

Nous sommes arrivés sur place, la veille en début d’après-midi, avec Cyril qui avait lui aussi choisi de participer à la course, avec pour objectif de son côté de passer sous la barre symbolique des 3 heures.

Compte tenu de notre participation à l’édition précédente, nous disposions de certains repères (trajet, hébergement, formalités sportives, …) ce qui nous a permis de gagner du temps et de limiter le stress d’avant course. Nous avons récupéré nos dossards, le samedi après-midi, au village marathon situé place du Capitole, qui constitue aussi le point d’arrivée de la course. Nous avons ensuite pu profiter de la météo, étonnement douce pour cette période de l’année, pour faire un peu de tourisme et de shopping.

Levés vers 6h30 le jour J, en ayant bénéficié d’un bonus d’une heure compte tenu du passage à l’heure d’hiver, douche rapide, déjeuner léger et préparatifs d’usage d’avant course, c’est déjà l’heure du départ. Trajet rapide en métro puis navette spéciale en bus mise à disposition par l’organisation.

Nous sommes largement dans les délais avant le départ prévu à 8h45. Il y a, comme prévu, énormément de monde. L’organisation, parfaite, est similaire à celle de l’année dernière. Après un dépôt des effets personnels au service de consignes, nous rallions notre sas de départ préférentiel, juste derrière les coureurs élite et les participants au championnat de France.

Le départ de la course handisport est donné à 8h35. Puis, vient rapidement celui du marathon à 8h45. Malgré le bon placement dont nous bénéficions le départ est difficile, çà n’avance pas puis, au bout de quelques secondes, la masse de coureurs commence à s’agiter devant nous. Le franchissement du premier kilomètre est laborieux, il est très difficile de se placer pour courir à son propre rythme et logiquement le temps de passage au premier kilomètre est mauvais.

J’ai décidé de prendre des risques sur cette course en partant plus vite que d’habitude, d’autant que même si le parcours est plat avec environ 120 m de dénivelé positif cumulé, il est très légèrement plus facile sur la première moitié. Je dois donc déjà cravacher sur le deuxième kilomètre où il est toujours aussi difficile d’évoluer à son rythme. Puis, les choses commencent par rentrer dans l’ordre, les kilomètres défilent à une allure très régulière d’environ 4’00 au kilomètre, les sensations sont bonnes en ce début de course.

Vers le 4ème kilomètre il me semble reconnaître de dos un coureur que j’ai croisé cette année à l’occasion des 50 km de Belvès. J’imagine qu’il vise un chrono ambitieux à Toulouse. Il a l’air facile et concentré derrière ses lunettes de soleil, pourtant je suis plus rapide que lui sur ce début de course. J’hésite un instant à me caler sagement derrière lui et je finis par le dépasser à mon rythme. Il ne terminera finalement pas la course.

Les premiers ravitaillements arrivent, je sens qu’il fait déjà chaud et je transpire anormalement, contrairement à mon habitude, je préfère donc boire dès le tout début de la course et je le ferai régulièrement jusqu’à la fin.

Un peu avant le 10ème kilomètre, j’aperçois un autre coureur du Périgueux Running. Je sais qu’il s’est fixé un objectif élevé sur ce marathon. Là encore, j’hésite un peu mais je suis plus vite que lui. Je le dépasse à l’occasion d’un ravitaillement, il est tout juste dans son allure cible sur ce début de course et ne semble pas au mieux. Lui aussi mettra le clignotant avant la fin de course, las apparemment de ne pas avoir pu tenir son objectif.

Je passe au 10ème kilomètre en 39’53. Mon allure moyenne depuis le départ est passée à 4’00 au kilomètre soit environ 15 km/h. Les kilomètres défilent toujours avec autant de facilité, il y a beaucoup de spectateurs et des animations en bord de route qui donnent beaucoup d’agrément à cette course.

La mi-course arrive déjà en 1h24’29 à une allure moyenne toujours stable depuis le 10ème kilomètre.

IMG_4700Le soleil est désormais plus haut dans le ciel et de face, il commence à chauffer sérieusement.

Je parviens à maintenir une allure très régulière autour des 4’00 au kilomètre mais à partir du 25ème kilomètre je comprends que les choses vont devenir un peu plus compliquées. Je vois déjà de plus en plus de coureurs à la dérive, certains qui n’ont pourtant pas le profil de coureurs du dimanche sont même à l’arrêt. Habituellement je commence à fléchir sur marathon entre le 30 et 35ème km, je m’inquiète un peu, la route est encore longue.

Entre le 25 et le 30ème j’arrive à limiter les dégâts, mon allure moyenne repasse au-dessus des 4’ au kilomètre à partir du 28ème.

Je rentre vraiment dans le dur à partir du 30ème, où je suis pointé par un officiel aux alentours de la 180ème place. Pas vraiment le fameux “ mur ” mais la conséquence d’un départ rapide et de la chaleur. Je suis désormais sur une allure plus proche des 14 que des 15 km/h que j’arrive malgré tout à maintenir pendant plusieurs kilomètres.

Vers le 38ème km, sur un long passage en faux plat montant, j’aperçois de dos un coureur que je reconnais immédiatement. Il s’agit de Jérôme Bellanca qui a servi de lièvre sur la course des élites femmes, jusqu’au trentième kilomètre. C’est tout simplement le champion de France des 100 km, titré cette année à Belvès et vainqueur récent des 100 km d’Amiens dans un chrono record de 6h47’. Il est visiblement en train “ botter ” amicalement les fesses à son frère qui n’a pas l’air au mieux. Il finira finalement en un peu moins de 2h56’.

Dans d’autres circonstances j’aurais bien essayé d’échanger quelques mots mais là ce n’était pas vraiment le moment ni l’endroit. Anecdote amusante, je constate que je cours avec les mêmes chaussures que Jérôme Bellanca (des Brooks ST5), mais c’est à peu près le seul point qu’on doit avoir en commun !

Je termine les derniers kilomètres à l’énergie mais j’ai l’avantage de connaître un peu le final donc c’est psychologiquement un peu plus facile. Mon allure moyenne dérive progressivement et inexorablement, comme prévu, mais je sais désormais que je peux gérer la fin de course compte tenu de mon départ rapide. Je passe sous l’arche du 41ème kilomètre, je finis en roue libre.

42ème kilomètre la foule est impressionnante, il faut encore trouver un moment de lucidité pour réajuster sa tenue. Allez, plus que 200 m, c’est le moment de lancer un improbable sprint pour donner l’impression que les 42 km précédents n’ont été qu’une formalité.

Chrono final de 2h53’45 (2h53’29 en temps réel), pour une 151ème anecdotique place au classement scratch (73ème dans la catégorie V1) sur 3481 finishers.

Le ravitaillement à l’arrivée est très bien fourni. Je prends quelques minutes pour m’asseoir et boire et j’attends mon frère.

Pendant ce temps, je vois passer devant moi une véritable “légende” régionale du marathon, Patrice Bruel, qui en finit juste lui aussi, assez loin de son niveau habituel.

Les minutes s’égrènent, c’est pas bon. 3h et toujours pas de frangin en vue, même les meneurs d’allure ne sont pas à l’heure… Finalement j’aperçois mon frère dans le sas d’arrivée, mais visiblement pas dans les conditions d’un finisher de marathon. Il me cherche et là je comprends très vite que lui aussi n’est pas allé au bout, ce qui gâchera un peu mon plaisir.

Il m’expliquera par la suite que les sensations n’y étaient pas et qu’il avait éprouvé des difficultés à se maintenir dans l’allure cible. Après le passage du semi, il a commencé à ressentir des raideurs musculaires qui l’ont contraint finalement à mettre le clignotant au 30ème km. Il est alors tout simplement rentré en métro jusqu’au Capitole avec un autre compagnon d’infortune, victime d’une contracture.

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