Le cross-country

On a tous couru au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce qu’au collège, un cross (ou cross-country selon la terminologie exacte).

A quelques heures du championnat départemental de cross, qui se déroulera ce dimanche 12 janvier 2014 à Tamniès, c’est l’occasion de parler de cette discipline, sans doute un peu en perte de vitesse depuis quelques années avec l’explosion d’une autre forme de course nature : le trail.

Cross

Les cross sont, en effet, souvent perçus comme des courses réservées aux plus jeunes ou aux athlètes qui ont l’esprit de compétition. Le trail apparaît en revanche plus ludique avec ses courses organisées parfois dans des environnements de rêve, où la notion de compétition passe plutôt au second plan.

Et pourtant, le cross reste un exercice certes avec ses propres spécificités, mais qui procure un certain nombre de bénéfices.

Même si, comme nous, vous n’êtes pas un spécialiste du cross, peut être que ces quelques lignes vous donneront l’envie de vous y mettre.

En premier lieu, la saison de cross se déroule en hiver. Bien que le calendrier des trails et autres courses sur route s’étale quasiment sur toute l’année, la période hivernale reste sensiblement la moins chargée. La pratique du cross permet donc de combler ce vide et de garder le contact avec la compétition.

Cependant, cette période hivernale implique naturellement que les cross se déroulent fréquemment dans un environnement un peu « hostile » sur des parcours boueux et accidentés et avec une météo souvent délicate (pluie, vent, froid et neige parfois).

Les cross se pratiquent sur des distances courtes (moins de 6 km pour les cross courts et entre 6 et 10 km pour les cross longs, voire au-delà pour les élites) avec des dénivelés faibles contrairement au trail, ce qui ne signifie pas une absence totale de côtes, loin de là.

Malgré ses spécificités, le cross permet de développer plusieurs qualités essentielles à la pratique de la course à pied.

D’abord, compte tenu de la courte distance à parcourir et de la zone de départ, généralement constituée d’une large ligne droite de 100 à 200 m qui va en se resserrant pour s’achever par un traditionnel « entonnoir », il est nécessaire d’effectuer un départ très rapide et de se bagarrer pour se placer.

DurandEnsuite, il faut gérer son effort pendant une phase d’endurance où le coureur doit être capable, d’une part, de résister aux changements de rythme qu’imposent le parcours (obstacles naturels, côtes, …) et, d’autre part, de relancer pour répondre aux attaques éventuelles des autres compétiteurs.

Enfin, il faut être en mesure de pouvoir conserver une certaine fraîcheur pour assurer le sprint final.

Pour résumer, l’entraînement spécifique cross et sa pratique en compétition permettent assurément d’améliorer :

– sa VMA et sa puissance de course avec un renforcement musculaire des quadriceps et des ischio-jambiers ;

– de développer sa capacité à changer de rythme ;

– de se forger une certaine force de caractère et de travailler la tactique de course.

Autant de qualités incontournables pour être performant en course à pied pendant la « belle saison », quelles que soient la surface et la distance envisagées.

Et maintenant, à vous de jouer !

Article du site runners.fr.

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