Maraisthon – 15/06/2014 : compte-rendu, résultats et photos

 Le maraisthon de Coulon : un marathon placé sous le signe de l’écologie

Difficile d’imaginer un mode de déplacement plus écologique que la course à pied. Pourtant, il n’y a qu’à passer derrière un peloton pour se convaincre de la quantité de déchets laissés par les coureurs sur leur passage.

Conscients de ce phénomène, de plus en plus d’organisateurs d’épreuves tentent d’adopter une démarche plus respectueuse de l’environnement. A l’instar du marathon de Rennes, le Maraisthon organisé à Coulon dans les Deux-Sèvres fait partie de cette nouvelle catégorie de marathons éco-responsables.

Quand on jette un coup d’œil sur le site Internet de la course, et que l’on voit ensuite comment les engagements pris se concrétisent sur place, on se rend compte que la mise en avant de l’écologie n’est pas un vain mot utilisé par les organisateurs comme un simple argument marketing à la mode. Les choses sont bien calées et en cohérence autour d’une charte nature, définissant clairement les objectifs et les moyens pour y parvenir (emploi de matières naturelles, recyclables et biodégradables, tri sélectif des déchets, utilisation de véhicules électriques pour l’assistance…) à laquelle s’ajoute le versement d’une cotisation de compensation carbone.

Un marathon nature donc, mais pas seulement. On peut aussi y venir en famille profiter du cadre :

– pour flâner dans le beau village de Coulon, à la découverte de ses échoppes ;

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– visiter le musée du Marais Poitevin ;

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– ou bien encore faire une ballade en barque, grâce notamment au pass délivré avec le dossard donnant accès gratuitement pour le participant à ces lieux.

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Après la course, de nombreux manèges et animations (groupes de musiques, artistes de rue…) incitent à prolonger la journée en dégustant, autour des nombreuses tables aménagées, l’un des plats préparés sur place à partir de produits régionaux.

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Cyril était présent pour la 5ème édition de cette épreuve. Il vous livre le récit de sa course.

Récit d’un marathon couru en touriste

J’ai découvert le Maraisthon l’an dernier. Cela m’avait tellement plu que j’ai décidé d’y retourner cette année, profitant à nouveau d’un séjour en famille dans la région.

Quoi de plus normal pour un « marathon vert » que d’avoir lieu à Coulon, au beau milieu de la Venise verte et du marais poitevin, dont la course tire son nom. Il y a là un bel écrin de verdure. On prend un réel plaisir à courir dans le bocage, et à sillonner le long des canaux.

Avec ses bottes de paille, ses animaux de ferme, son village départ implanté au milieu d’un champ, on est aux antipodes des grands marathons urbains.

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A tel point qu’on se croirait presque sur une course de village, s’il n’y avait la présence des cellules de chronométrage, de l’écran géant, de l’estrade et de l’arche venant vous rappeler qu’il s’agit d’une course tout ce qu’il y a de plus officielle, disposant d’un label régional délivré par la FFA.

Dans ce contexte, c’est en toute décontraction que j’ai abordé l’épreuve, sans réel objectif de temps, et ce d’autant plus que, contrairement à mon habitude, je n’avais suivi aucune préparation spécifique pour ce marathon. Pas ou peu de sortie longue notamment, si ce n’est un trail court de 24 km couru 3 semaines auparavant.

Bien qu’annoncée comme étant non-élitiste par les organisateurs (il n’y a d’ailleurs pas de dossard ni de sas dédié), j’ai relevé lors de la présentation faite par le speaker, la présence sur la ligne de départ de quelques pointures, dont notamment Bernard BRETAUD, athlète international spécialiste du 100 km, titulaire d’un record de 6h50 sur cette distance.

On nous a également annoncé la présence dans le peloton de Jean-Charles GUION, spécialiste de marche nordique, venu pour tenter de battre le record du monde de la discipline sur marathon.

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J’ai pu me placer sans difficulté juste derrière les favoris. Bien qu’il faisait encore doux au moment du départ, la journée promettait d’être chaude et ensoleillée. Je savais donc que, même si la température était clémente à ce moment là, celle-ci ne manquerait pas de monter. Elle risquait de se faire d’autant plus ressentir sous l’effet de la réverbération sur les chemins blancs que nous allions emprunter par la suite, sur un grande partie du parcours. Contrairement à l’an dernier, il y avait davantage de vent, avec même la présence de rafales par moment.

Les choses se sont progressivement décantées à l’avant, au point que, à l’approche du 9ème kilomètre, un premier tri s’est opéré. Évoluant sur un rythme proche des 4’15/km, j’ai légèrement fléchi sur la fin de la première boucle, en passant en 1h31 à mi-parcours, avec 3 minutes de retard par rapport à l’année passée. J’occupais alors la 20ème place.

J’ai repris un peu de vigueur à l’entame de la seconde boucle, plus roulante, sur un revêtement constitué principalement de bitume.

Les effets de la chaleur et de la fatigue se sont faits ressentir à l’arrivée du 30ème kilomètre où mes arrêts aux ravitaillements se sont faits plus longs et plus nombreux. Sans pour autant prendre le fameux « mur », mon allure s’est alors sensiblement réduite. Esseulé, il m’a fallu attendre le 35ème kilomètre avant de commencer à revenir sur les concurrents qui me précédaient. Sans accélérer, j’ai ainsi repris plusieurs coureurs pour finalement terminer à la 12ème place dans un temps de 3h04’20 », en ayant couru tout au long de cette course avec de bonnes sensations, et en réalisant au passage les minimas qualificatifs pour les championnats de France marathon (catégorie V1).

Pour la deuxième année consécutive, j’ai donc réalisé un temps proche des 3 heures sur un circuit qui, en dépit d’un revêtement mixte (calcaire, bitume et terre) fait de nombreuses relances, avec ses passages sinueux, sur passerelles ou caillebotis, s’avère malgré tout assez rapide en raison d’un dénivelé positif insignifiant (50 m environ).

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Alors que je m’attardais sur le stand du ravitaillement à l’arrivée avec ma belle médaille autour du cou, en écoutant les uns et les autres faire le récit à chaud de leur course, tantôt déçus par leur performance, tantôt exaltés, j’ai fait la connaissance d’un coureur de Déols dans l’Indre qui est venu spontanément vers moi pour discuter. Un coureur d’ultra fond bien sympathique qui m’a raconté qu’il était venu à Coulon en préparation, avant d’enchaîner le Marathon du Mont Blanc, pour prendre part, ensuite, au Grand Raid des Pyrénées… tout un programme !

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Au final, une belle journée que j’aurais sans doute aimer encore prolonger, mais qu’il m’a fallu écourter pour prendre le chemin du retour.

Résultats

Photos (d’ambiance du village marathon et de quelques arrivées)

Plus de photos (Christophe Laurens)

 

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